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Étude du projet de loi n° 23

La Fédération des établissements d’enseignement privés appuie la création d’un Institut d’excellence en éducation et souhaite des balises pour l’enseignement à distance

Montréal, 3 octobre 2023 – Alors que se déroule l’étude du Projet de loi n° 23, Loi modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique et édictant la Loi sur l’Institut national d’excellence en éducation, la Fédération des établissements d’enseignement privés tient à insister sur l’importance pour le Québec de se doter d’un Institut d’excellence en éducation.

Cet Institut répond à un besoin réel des directions et du personnel des écoles d’avoir accès à plus d’information sur les meilleures pratiques, basées sur des résultats probants dans le contexte québécois. Pour répondre adéquatement à ce besoin, cet institut devra toutefois, dans l’atteinte de ces objectifs, éviter le dogmatisme. Le transfert des résultats probants ne doit pas tendre à créer une école québécoise unique et uniforme; il doit permettre aux praticiens d’améliorer leurs façons de faire en tenant compte du projet éducatif de leur école et de la spécificité de leur milieu. Il doit aussi accorder une attention spéciale aux élèves ayant des défis particuliers, autant ceux qui éprouvent des difficultés que ceux à haut potentiel, souvent laissés pour compte dans le système actuel.

Selon les consultations menées par la Fédération auprès des écoles privées au sujet de la création d’un Institut national d’excellence en éducation, trois objectifs sont à considérer :

  • Pour être pertinent, l’Institut doit s’imposer comme un phare pour guider les praticiens, mais aussi être à l’écoute de leurs besoins et de leurs réalités. L’Institut devrait veiller à l’identification des besoins des écoles en matière de recherche et veiller à ce que ces besoins soient communiqués aux chercheurs.
  • Pour réaliser sa mission, l’Institut doit contribuer à l’instauration d’un dialogue entre les chercheurs et les praticiens, ces derniers étant en contact direct avec les élèves au quotidien et susceptibles de constater l’émergence de nouvelles problématiques qu’il faut aborder rapidement.
  • La synthèse de l’état des connaissances devrait aussi permettre de mettre en lumière les champs de recherche qui ne sont pas couverts au Québec.

 

La Fédération croit qu’il est primordial que l’Institut documente et analyse ce qui se passe dans le monde de l’éducation au Québec, alors que plusieurs écoles privées et publiques ont adopté au fil des ans des approches innovantes qui permettent d’amener à la réussite des élèves aux profils variés. Différentes approches adoptées par des écoles québécoises proposent des solutions porteuses pour faire face à des enjeux comme la motivation des élèves, la santé physique et mentale des jeunes, les difficultés en français, etc. Il serait pertinent que l’Institut soit en mesure de répertorier et d’évaluer ces initiatives, et d’identifier les facteurs qui contribuent à leur réussite afin d’inspirer l’ensemble des écoles québécoises.

Aussi, il serait pertinent que l’Institut fasse appel à l’expertise des écoles spécialisées en adaptation scolaire qui ont développé des approches permettant de bien accompagner les élèves HDAA et qui détiennent une connaissance approfondie des meilleures façons de soutenir des élèves ayant divers diagnostics.

Pour une ouverture bien balisée à l’enseignement à distance à la formation générale des jeunes pour respecter en tout temps l’obligation de fréquentation scolaire 

En ce qui a trait à l’enseignement à distance pour la formation générale des jeunes, la Fédération croit que dans certaines circonstances particulières, cela devrait être une piste de solution à considérer. Entre autres, l’augmentation du nombre d’évènements climatiques extrêmes (verglas, feux de forêt, inondations, etc.) et les risques de pandémie font en sorte qu’il est nécessaire de prévoir les mécanismes nécessaires pour que l’obligation de fréquentation scolaire soit respectée, même s’il n’est pas possible pour les élèves d’être physiquement à l’école. Selon la Fédération, l’enseignement à distance est préférable à la mise sur pause de l’école et une solution beaucoup plus intéressante que, par exemple, la prolongation du calendrier scolaire.

Il est clair que la socialisation des élèves et l’établissement d’un lien entre le personnel de l’école et l’élève nécessitent une présence physique à l’école, d’où l’importance d’établir des balises claires pour  permettre la formation à distance exceptionnellement à la formation générale des jeunes dans certaines circonstances où cela s’avère nécessaire pour le bienêtre et la réussite des élèves.

À propos de la Fédération des établissements d’enseignement privés

La Fédération est un organisme sans but lucratif qui regroupe 142 écoles secondaires, 121 écoles préscolaires-primaires et 12 écoles spécialisées en adaptation scolaire. Ces écoles autonomes sont fréquentées par plus de 130 000 élèves répartis sur le territoire québécois. La Fédération est un centre de services qui offre à ses membres un vaste choix de formations, des services-conseils et des services d’achats groupés. Pour en savoir plus, consultez les sites feep.qc.ca et ecolespriveesquebec.ca.

Pour information :
Geneviève Beauvais
Directrice des communications et des affaires publiques
Tél. 514-381-8891, poste 238
beauvaisg@feep.qc.ca